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Foire aux questions

Foire aux questions

Depuis que j’ai arrêté de fumer, un nouvel équilibre se met en place peu à peu

 

Substituts nicotiniques : généralités

> Comment choisir le substitut nicotinique qui me convient le mieux ?
Chaque fumeur a un profil différent. D’emblée, quand le pharmacien ou le médecin  présente les substituts nicotiniques, le fumeur adhère à une forme. Tout en le  conseillant, pharmacien ou médecin doivent lui laisser le choix.

› Les substituts nicotiniques m’aident-ils à être moins dépendant ?
Les facteurs de dépendance à la cigarette sont multiples, ils peuvent être physiques  ou comportementaux. Les substituts nicotiniques agissent uniquement sur le facteur  de dépendance physique à la nicotine.  

La nicotine inhalée à travers la cigarette a un effet très rapide. Elle arrive sous forme  de « shoot » en moins de 10 secondes au cerveau et active les récepteurs nicotiniques  qui déclenchent des mécanismes de plaisir et de dépendance. Au contraire, la nicotine  des substituts nicotiniques arrive lentement au cerveau après avoir été diffusée dans  la circulation sanguine au travers de la barrière cutanée ou par la muqueuse buccale.  Ainsi, les substituts nicotiniques n’entretiennent pas la dépendance physique et  préviennent les symptômes de manque qui lui sont liés comme l’envie compulsive  de fumer, l’irritabilité, les troubles de la mémoire et de la concentration, les troubles  du sommeil. 

La plupart des fumeurs abstinents sont victimes de ces symptômes de façon plus ou moins intense. C'est pourquoi, il est très important que les substituts nicotiniques ne soient jamais sous-dosés. En cas de sous-dosage, les symptômes de manque apparaissent et il y a souvent rechute. N’hésitez donc pas à demander son avis à un professionnel de santé pour vérifier que vous avez le bon dosage.

› Y a-t-il des contre-indications à utiliser des substituts nicotiniques ?
Il n’y a pas de contre-indication à l’utilisation des substituts nicotiniques chez les  fumeurs, sauf hypersensibilité à l'un des composants.

› Est-il dangereux de fumer avec un substitut nicotinique ?
NON. Toutefois, vous vous exposez de nouveau aux 4000 produits chimiques de la  cigarette. Il est à noter que l’utilisation simultanée de nicotine de substitution et de  cigarette n’augmente pas le risque cardio-vasculaire. Il n’existe plus de  contre indications cardio-vasculaires pour les patchs, gommes et inhaleur, et leur usage  est recommandé aux personnes à risque dans une démarche d’arrêt du tabac. Si  vous souhaitez arrêter de fumer et que malgré les substituts nicotiniques les envies  de fumer persistent, c'est peut-être qu'il y a sous dosage. Demandez l'avis de votre  pharmacien ou de votre médecin pour vérifier que le dosage est bien adapté.

› De quelle façon réduire mon tabagisme avec des substituts nicotiniques de manière efficace pour parvenir à un arrêt total ?
Il faut que cette réduction du nombre de cigarettes fumées par jour soit significative et  s’effectue sur une durée suffisamment longue. Certains experts s’accordent sur une  réduction du tabagisme d’au moins 50%, de façon durable. L’arrêt total du tabac doit  être tenté dans les 6 mois. Si, au delà de 9 mois après le début du traitement, la  tentative d’arrêt complet du tabac a échoué, il est recommandé de prendre conseil  auprès d’un professionnel de santé. Il est également recommandé de prendre conseil  auprès d’un professionnel de santé si une réduction de consommation n’a pas été  observée après 6 semaines.

› Puis-je arrêter quand je le souhaite les substituts nicotiniques ?
Attention ! N’abandonnez pas les substituts nicotiniques trop tôt ! On croit pouvoir  gérer son abstinence surtout à partir du moment où on se sent mieux et finalement,  on peut craquer très facilement. Dans ce cas, il faut reprendre immédiatement les  substituts. Si vous décidez vraiment de les arrêter, le mieux est de diminuer  progressivement les doses (pour une durée moyenne de 3 mois environ, et maximale  de 6 mois pour le patch et le microtab et de 12 mois pour les gommes et l’inhaleur). La Gamme NICORETTE®

› Combien de temps doit durer un traitement ?
Il dure en moyenne 3 mois. Chaque fumeur est différent et vit dans un environnement  qui lui est propre, que ce soit en privé ou au travail ; la durée du traitement doit être  adaptée à chacun, dans la limite de 6 mois pour les patchs et le microtab et de 12 mois  pour les gommes et l’inhaleur


Les gommes

Peut-on utiliser les gommes avec un appareil dentaire ?
Pour les fumeurs qui ont un appareil dentaire, il est préférable d’utiliser une autre forme  de substitut nicotinique : patch, comprimé sublingual (microtab) ou inhaleur.(28)

› Les gommes à mâcher sont-elles sans sucre ?
Toutes les gommes à mâcher sont sans sucre. Elles sont édulcorées au xylitol, au  sorbitol ou au xylitol + acésulfame potassique. (28)


Les comprimés sublinguaux

Les comprimés sublinguaux comment ça marche ?
Cette forme a été développée pour les fumeurs qui n’aiment pas mâcher mais qui  souhaitent gérer eux-mêmes leur sevrage. C’est la forme la plus discrète. Ils ne doivent  être ni sucés ni croqués car ils seraient moins efficaces. Placé sous la langue, le  comprimé fond en 30 minutes. De légers picotements peuvent se faire sentir, mais  ils disparaîtront après quelques utilisations. (28) (29)


Les patchs

Est-il dangereux de fumer avec un patch ?
Si l’envie de fumer persiste c’est qu’il y a sous-dosage. En fumant quelques cigarettes,  le fumeur ne fait que compenser momentanément ce sous-dosage : il n’y a pas de  danger important mais la réussite du sevrage est compromise. Demandez l’avis à  votre pharmacien ou votre médecin pour vérifier que le dosage est bien adapté et voir  s’il n’est pas nécessaire d’augmenter la dose. (28)

› Pourquoi y a-t-il des patchs 16 heures ?
Les patchs 16 heures, mis dès le réveil, sont ôtés au coucher. Ils ont été développés  pour tenir compte du rythme physiologique du fumeur, et éviter de délivrer de la nicotine la nuit. Contrairement à ce que craint le fumeur, dans la plupart des cas, le manque du  matin est facilement surmonté dès le début du sevrage et d’ailleurs les rechutes ont  plus fréquemment lieu l’après-midi. Il faut toutefois que le dosage pendant la journée  soit suffisant. (28)

› Peut-on garder le patch pour faire du sport ?
Une fois posé, le patch ne doit pas être décollé et remis sous peine de moins bien  adhérer à la peau. Un entraînement sportif intense peut s’accompagner d’une forte  transpiration et empêcher le patch de bien adhérer à la peau. Il faut alors préférer  une forme orale : gommes à mâcher, comprimés sublinguaux (microtab) ou inhaleur.  Pour la natation, le patch doit être placé de préférence sur le haut de la fesse, sous  le maillot. (28)

› Peut-il y avoir des allergies avec le patch ?
Il peut y avoir des allergies cutanées à l’endroit où l’on pose le patch, comme il peut  y en avoir avec un simple sparadrap. Il ne faut toutefois pas confondre avec les  picotements pouvant surprendre le fumeur qui met le patch en place pour la première fois.  Ces picotements et ces démangeaisons s’estompent d’eux-mêmes et disparaissent  en moins d’une heure. Ils peuvent durer plusieurs jours de suite. On parle d’allergie  quand une marque rouge, parfois un peu gonflée, persiste 24 heures après le retrait  du patch. Ces rougeurs peuvent s’accompagner d’une sensation de chaleur locale.  Dans ce cas, utilisez plutôt une forme orale. (28)


L’inhaleur

Pourquoi n’y a-t-il qu’un seul dosage de nicotine pour l’inhaleur ?
Il n’y a qu’un seul dosage de nicotine, quel que soit le degré de dépendance : la régulation  se fait par le rythme plus ou moins soutenu des inhalations, dont dépend le nombre de cartouches utilisées par jour. En début de sevrage, certains fumeurs assez peu  dépendants n’utiliseront que quelques cartouches par jour, tandis que d’autres, plus dépendants, en utiliseront cinq ou six (maximum 12 cartouches par jour). (28)

› Comment arrêter si je conserve le geste ?
L’inhaleur permet de garder le geste, le temps pour le cerveau d’apprendre à ne plus  réclamer ses multiples doses de nicotine quotidiennes. L’inhaleur remplace gestuellement  la cigarette mais sans les « shoots » de nicotine, donc sans la sensation de plaisir.  L’habitude d’utiliser l’inhaleur s’estompe d’elle-même au fil des semaines. La  dépendance au geste va donc disparaître en même temps que la dépendance à la  nicotine. (28)

› Comment puis-je savoir que ma cartouche est vide ?
Son aspect extérieur ne permet pas de différencier une cartouche usagée d’une  cartouche neuve (peut-être une légère différence de coloration). C’est à l’usage qu’on  s’aperçoit qu’il est temps de changer de cartouche, lorsque l’efficacité n’est plus ressentie et que l’envie de fumer persiste lors de son utilisation. (28)

› Combien de fois puis-je « tirer » sur une cartouche d’inhaleur avant de devoir la changer ?
Cela dépend bien sûr de la façon de chacun de l’utiliser. Il est possible de « tirer »  plusieurs centaines de fois, au cours d’une journée, sur une même cartouche.  Il ne faut toutefois plus utiliser une cartouche au-delà de 12 heures après son ouverture.(28)

› Quelle est la différence avec une cigarette ?
L’inhaleur se présente sous la forme d’un embout en plastique qui s’ouvre pour recevoir  une cartouche interchangeable contenant un tampon imprégné de nicotine. A chaque  utilisation, le fumeur fait plusieurs petites aspirations à travers l’embout. Il aspire ainsi  de l’air chargé en micro-gouttelettes de nicotine qui se déposent sur la muqueuse  buccale. Mais une bouffée d’inhaleur ne correspond pas à une bouffée de cigarette :  avec l’inhaleur il n’y a pas de « shoot » nicotinique (or c’est ce « shoot » qui entretient  la dépendance), ni aucun des 4000 produits chimiques contenus dans la fumée de  cigarette.(28)


Questions liées à l’arrêt et au tabac

J'ai décidé d'arrêter de fumer, mais j'ai très peur de prendre du poids. Qu’est-il conseillé  pour réduire ce risque ?
A l'arrêt du tabac, la prise de poids est en moyenne de 3 kg chez les hommes et de  4 kg chez les femmes. Les ex-fumeurs reviennent ainsi au poids normal des non-fumeurs  de leur âge. Vous n'êtes donc pas forcément en surpoids. Parmi quelques conseils  permettant de perdre du poids : faire plus d'exercices, manger moins de graisses  animales. Si nécessaire, ne pas hésiter à prendre rendez-vous avec un(e) diététicien(ne). (28)

› Combien de temps faut-il pour passer le plus gros (le plus insoutenable en fait) des effets  de manque ?
En général les symptômes physiques de manque de nicotine apparaissent dans  les 24 heures après l'arrêt, sont au maximum à 48-72 heures et l'essentiel s'atténue  en 10-30 jours selon le niveau de dépendance et disparaissent après 6-8 semaines.  En revanche, toute cigarette réactive la dépendance et, par-là même, la sensation  de manque. (28)

› Cela fait une semaine que j'ai cessé de fumer. Depuis, je me réveille 1-2 heures  plus tôt que d’habitude. Cela peut-il avoir un rapport avec le manque de nicotine ?  Quand ces effets s'estomperont-ils ?
Au début de la période d’arrêt du tabac, il est classique d’observer une durée de  sommeil un peu raccourcie et donc des réveils un peu plus précoces. Ceci s’observe même quand le traitement durant la journée est bien adapté. Sachez qu’en quelques semaines, tout rentre dans l’ordre. (28)

› Je vais boucler mon 1er mois d'arrêt. Cependant j'ai constaté que j'avais des envies folles de fumer. Est-ce normal ?
Après quelques semaines d’arrêt qui se passent bien, on a tendance à être moins vigilant, la motivation peut fléchir et les envies de fumer redevenir plus présentes.  C’est normal. Il ne faut simplement pas oublier de « laisser le temps au temps ». 

Les envies de fumer peuvent ressurgir même plusieurs mois après l'arrêt du tabac.  En général, ces enviespassent d'elles-mêmes après 2-3 minutes. Le mieux est donc d'attendre et de faire face avec une activité de diversion (boire ou manger quelque chose, faire quelques pas, etc). Vérifiez également que le dosage en nicotine de votre substitut Nicorette® est adapté.

› J’ai refumé quelques cigarettes, est-ce grave ?
Cela arrive de refumer quelques bouffées voire quelques cigarettes alors que la décision d’arrêter était fermement prise. Arrêter de fumer n’est pas un projet banal et la cigarette est encore trop souvent omniprésente dans notre quotidien. L’important est de ne pas transformer ces écarts en rechute. Pour avancer dans votre démarche, il peut être indispensable de refaire un point  sur la méthode choisie et de vérifier que le traitement est bien adapté au niveau  de dépendance. Dans tous les cas, ne culpabilisez pas, ne vous démoralisez pas.  Plusieurs expériences d’arrêts sont parfois nécessaires. Elles constituent des étapes  vers le succès, car vous en apprendrez toujours un peu plus sur vous-même et la  cigarette.

› Depuis que j’ai arrêté de fumer je tousse, j’ai mal à la gorge…
Rassurez vous, ces symptômes ne sont pas anormaux, et ne sont que temporaires.  Ils montrent que votre corps réagit. Les produits contenus dans la fumée de tabac  ont perturbé pendant longtemps le fonctionnement de votre appareil respiratoire.  Lorsque vous arrêtez de fumer, progressivement votre muqueuse respiratoire  redevient « normale » mais cette période s’accompagne souvent d’une hypersensibilité.  Cela peut entraîner pendant quelques jours ou quelques semaines des irritations de la  gorge, des sinusites, des angines, des rhumes, etc.