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Les idées reçues

Les idées reçues

M’arrêter, j’y pense, mais il me faudra de l’aide

De nombreuses idées toutes faites circulent sur le tabagisme et les substituts 
nicotiniques. En voici quelques-unes qui devraient stopper vos hésitations et 
renforcer votre détermination à arrêter.

« De toute façon, depuis le temps que je fume, cela ne sert à rien que j’arrête maintenant ! »

Il y a toujours des bénéfices à arrêter. Par exemple, dès l’arrêt, le risque de 
cancer diminue déjà. (17)

« De toute façon, je ne fume que 3 cigarettes par jour ! »

 Dans le cas du cancer, la notion de durée est beaucoup plus importante 
que la notion de nombre de cigarettes par jour. Il n’y a pas de petite 
consommation. (17)

« Je ne crains rien, je fume des cigarettes légères ! »

En passant aux cigarettes dites « light », le fumeur est amené à tirer plus 
intensément sur sa cigarette, le filtre offrant plus de résistance. La fumée, 
artificiellement adoucie, est alors inhalée plus profondément par le fumeur, 
qui se croit faussement protégé. Les cigarettes « légères» comportent donc 
des risques particuliers, avec l’augmentation dramatique d’une forme de 
cancer du poumon rare auparavant, l’adénocarcinome. Depuis septembre 2003, les appellations « légères » ou « ultra légères » 
ne sont d’ailleurs plus autorisées. (20)

« Je ne crains rien, je fume du tabac à rouler »

Le tabac à rouler est en moyenne 4 fois plus nocif que celui des cigarettes 
industrielles. A poids égal, son rendement théorique en goudrons est 3 à 
6 fois plus élevé que celui des cigarettes industrielles. Cela se vérifie 
également pour les tabac vendus comme étant « doux ». (17)

« Il n’y a aucun danger, je fume des cigares »

Le cigare est encore considéré, à tort, comme non dangereux : « il n’y a que 
du tabac et pas de papier ! ». Un cigare contient et produit de nombreux 
produits chimiques nocifs pour la santé (cadmium, ammoniac, nitrates…). 
Fumer le cigare est aussi dangereux et même plus que fumer la cigarette. 
Il a été montré qu’un amateur de cigare a 4 fois plus de risques de 
développer un cancer de la bouche et du pharynx, 5 fois plus de risques 
de développer un cancer du poumon et 10 fois plus de risques de 
développer un cancer du larynx qu’un non-fumeur. (17) (21)

« J’ai fait plusieurs tentatives d’arrêt et à chaque fois je rechute ! »

Toutes les tentatives passées augmentent les chances d’arrêt, car on 
apprend à mieux connaître sa relation avec la cigarette, à identifier les 
situations où l’on risque de rechuter... C’est souvent après plusieurs 
arrêts temporaires que les fumeurs parviennent à s’arrêter définitivement.

« Je ne veux pas arrêter car je ne veux pas prendre 10 kilos ! »

Lors de l’arrêt du tabac, il y a naturellement un rattrapage du sous-poids 
induit par le tabagisme. Cela s’illustre par une prise de poids de 2,8 kg en 
moyenne chez les hommes et 3,8 kg en moyenne chez les femmes. Cette 
prise de poids peut être limitée quand le comportement alimentaire est 
naturellement équilibré et pauvre en graisses. (16)

« Je peux réduire le nombre de cigarettes quotidiennes sans aucune méthode substitutive ! »

Les cigarettes restantes risquent d'être fumées de manière plus intense, 
de façon à maintenir l’absorption nécessaire du taux de nicotine. Il faut 
craindre un phénomène de compensation maximal pouvant encore 
augmenter le rendement de l’extraction de nicotine et, parallèlement, 
l’absorption d’autres produits toxiques présents dans la fumée 
de cigarettes. (13) (20)

« Les substituts nicotiniques c’est dangereux car cela contient de la nicotine ! »

La nicotine est la molécule responsable de la dépendance physique mais ce sont les produits chimiques dégagés par la fumée de cigarette qui sont véritablement nocifs pour la santé. La nicotine des substituts nicotiniques, quel que soit le substitut 
utilisé, diffuse progressivement sans aucun autre produit chimique. (17)
Si vous le désirez, vous pouvez télécharger une vidéo vous illustrant la 
différence entre la nicotine des substituts nicotiniques et celle du tabac.Taille de la vidéo : 3.5Mo
Temps de téléchargement :
56k : 8 min 21 sec. 512k : 55 sec.

« Je ne veux pas devenir dépendant d’un autre produit ! »

Les substituts nicotiniques n’entraînent pas de dépendance et aident, au 
contraire, grâce à un dosage adapté, à se libérer du tabac. C’est la nicotine 
inhalée sous forme gazeuse à partir de la cigarette qui crée la dépendance. 
Dans les substituts nicotiniques elle diffuse progressivement. La prise de 
nicotine n’est alors plus associée à une sensation de plaisir et la dépendance 
n’est donc pas entretenue.(20)

« Si je réduis ma consommation de tabac, même en étant accompagné(e) par des substituts nicotiniques, je ne vais faire que prolonger mon tabagisme ! »

Bien que l'arrêt définitif de la consommation de tabac soit préférable, réduire 
le nombre de cigarettes par jour en utilisant conjointement une substitution 
nicotinique peut permettre de contrôler son tabagisme tout en diminuant son 
niveau de dépendance physique. Vous pouvez reprendre confiance en vous 
et l’arrêt n’est plus perçu comme quelque chose d’impossible. La plupart 
des fumeurs qui se sont inscrits dans une démarche de réduction affirment, 
au bout de plusieurs mois, qu’ils envisagent l’arrêt total beaucoup plus 
volontiers. Leur niveau de motivation pour l’arrêt complet s’est accru. (20)

« J’ai fait un infarctus, je ne peux pas prendre de patchs !»

L'arrêt du tabac est bénéfique et particulièrement recommandé dans ce cas. Pour vous aider, vous pouvez tout à fait utiliser un patch (ou gomme ou inhaleur).(17) (20)

« Je suis enceinte, je ne peux pas utiliser de substituts nicotiniques ! »

C’est la fumée de cigarette et ses 4000 composés chimiques qui est 
dangereuse pendant la grossesse pour votre santé et celle de votre enfant. 
Or plus de 30% des femmes enceintes continuent à fumer pendant leur 
grossesse et beaucoup ignorent qu’elles peuvent être aidées. L’idéal 
pendant la grossesse reste l’arrêt total de toute consommation de tabac 
sans substituts nicotiniques. Mais si vous ne pouvez arrêter seule, vous pouvez consulter un médecin 
spécialisé dans le sevrage tabagique qui pourra vous prescrire des 
substituts nicotiniques. Il est indispensable pour la femme enceinte 
d’être suivie par un professionnel de santé dans sa démarche de 
sevrage tabagique. (17)