La cigarette est une drogue puissante, et faire le choix d’arrêter de fumer est une décision forte, un véritable choix de vie. En effet, le tabac et la nicotine agissent directement sur le système nerveux central, provoquant une dépendance complexe. Des symptômes de manque surviennent quand on cesse sa consommation habituelle et les signes ressentis alors peuvent être très intenses. En moyenne, les fumeurs quotidiens consomment 13,6 cigarettes par jour.(1)

On distingue trois types de dépendance au tabac.(1)

La dépendance physique :

Elle est essentiellement due à la présence de nicotine dans le tabac. L’effet de la nicotine, absorbée à chaque bouffée, se fait ressentir très rapidement. Il apporte une sensation de plaisir et de bien-être qui, associée à la multiplication du geste (10 à 20 fois par cigarette), explique l’installation de la dépendance à la nicotine. Les récepteurs nicotiniques sont alors activés, réclamant leur dose quotidienne de nicotine.(5)

Le syndrome de manque est causé par la baisse brutale de la quantité de nicotine dans l’organisme par rapport à un seuil auquel le fumeur s’était habitué.

La dépendance psychologique:(1)

La dépendance psychologique varie selon les individus et dure plus longtemps que la dépendance physique car elle est plus complexe. Liée à la nicotine, la dépendance psychologique est associée aux émotions ; du stress à la colère, en passant par la concentration. La cigarette est un véritable compagnon puisque la nicotine libère de la dopamine. La dopamine est un neurotransmetteur fabriqué par le cerveau lorsque nous faisons les choses que nous aimons. De ce fait, la nicotine accentue le sentiment de bien-être ou alors rend heureux. Cette dépendance est d’ailleurs telle que certains fumeurs pensent qu’ils ne peuvent vivre sans cigarette.

La dépendance comportementale :

Ce type de dépendance est lié à la pression sociale et conviviale. En effet, certains lieux et certaines personnes donnent envie de fumer et on allume sa cigarette par automatisme et non par besoin puisque cette dépendance est liée à des circonstances, des personnes ou des lieux. Boire un café, téléphoner, prendre une pause : ces quelques activités sont enregistrées par le cerveau comme associées à la cigarette. Pour vaincre cette dépendance, il faut changer ses habitudes en les remplaçant par d’autres. Il est donc important de réfléchir à ce que l’on pourrait faire dans ces circonstances pour résister à l'envie de fumer ou éviter ces situations, surtout lorsque l’on décide d’arrêter. Cette préparation est très importante pour se préparer à vivre dans son environnement habituel sans avoir recours au tabac.(1)

N’hésitez pas à évaluer votre niveau de dépendance grâce au test de Fagerström.

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