L'arrêt de la cigarette n'est  pas uniquement une question de volonté

L'arrêt de la cigarette n'est pas uniquement une question de volonté

Dossier: Stop aux idées reçues

Lorsque l’on arrête de fumer, de nombreux facteurs sont à prendre en compte.

Lorsque l’on arrête de fumer, la volonté joue bien entendu un rôle crucial, mais tout ne se résume pas à cela. L’arrêt du tabac sans substitut est possible ; certaines personnes arrêtent même la cigarette du jour au lendemain sans aucune aide mais seules 3% à 5% parviennent à maintenir l’arrêt au terme d’un an(12), (13). Par conséquence, arrêter de fumer reste un apprentissage et les chances de succès sont élevées lorsque l’on est bien informé. 

Un échec n’est pas nécessairement lié à un manque de volonté. Cela peut être dû à une tentative d’arrêt du tabac sans l’aide d’un substitut ou à une dépendance trop forte à la nicotine qui nécessite un traitement adapté. Le fumeur doit également se débarrasser de nombreux réflexes et automatismes qui se sont installés année après année. Certaines représentations face à l’arrêt peuvent paraître insurmontables et demandent un véritable travail sur soi, accompagné d’un changement de vie (ne plus fréquenter certains lieux fumeurs, arrêter la pause cigarette au travail) qui ne sont pas faciles. 

Les différentes sources de motivation jouent également un rôle crucial dans votre bataille contre la cigarette car c’est de là que vous tirerez la force de lutter contre le manque et la dépendance(1) : 

  • La sphère affective de son entourage  qui peut être un puissant vecteur d’arrêt, en particulier les enfants ;
  • La santé qui peut  jouer un rôle dans la décision d’arrêter de fumer ; l’arrêt du tabagisme est souvent dû à une prise de conscience ou à l’aggravation d’une pathologie existante (par exemple l’asthme).
  • La lassitude vis-à-vis du tabac
  • Le défi personnel représenté par le sevrage tabagique qui est un puissant vecteur d’estime et de confiance en soi.

Sur le même sujet :